Un jeu de fidélité posé sur les tables engage une dépense avant de rapporter quoi que ce soit : chaque partie gagnante est un café, un dessert ou une formule à sortir du stock. Le commerçant qui l'installe doit pouvoir répondre à trois questions avant de lancer la campagne — combien de récompenses vont sortir sur les cent prochaines parties, lesquelles exactement, et combien de ces coupons reviendront réellement en caisse. Tant qu'un outil ne répond pas à ces trois questions, le seul réglage disponible est d'arrêter le jeu. L'espace de pilotage répond aux trois, avant que la première partie soit lancée.

Un tirage au sort refait à chaque partie est juste en moyenne et faux à l'échelle d'un service : il peut sortir quatre formules d'affilée un midi, ou rien pendant trente parties. L'espace affiche donc une séquence de cent gains calculée d'avance, dans l'ordre, avec la position courante et le gain suivant. Le liste est là avant le premier joueur : vous lisez votre engagement au lieu de l'estimer.
La part de parties gagnantes et la répartition entre les récompenses sont réglées séparément : la première est une règle de l'offre — jeu cent pour cent gagnant ou non — la seconde décide de ce que coûte un gain. Les fondre en un seul réglage ferait du levier le moins cher, baisser le taux de gain, une modification silencieuse du mélange de récompenses.
Changer une récompense en cours de campagne invaliderait une séquence déjà entamée. Les trois commandes — mélanger, remettre la position à zéro, régénérer — et le numéro de version rendent cette reprise explicite : on voit qu'on repart, et d'où. Une régénération silencieuse aurait été la panne parfaite, invisible jusqu'au jour où les stocks ne tombent plus juste.
Avis Google, Instagram, TripAdvisor, Facebook, TikTok, Trustpilot : chaque plateforme s'active, se désactive et se classe une par une, dans l'ordre d'importance du commerce. Un restaurant qui vit du référencement local ne demande pas la même action qu'une enseigne qui construit une audience — cet arbitrage est une donnée réglée par le commerçant, pas une hypothèse écrite dans le code.
Le tableau de bord distingue les coupons gagnés des coupons effectivement validés en caisse, et affiche le chiffre d'affaires qui leur correspond. Un coupon gagné n'est pas un client revenu : ne compter que les gains aurait produit un tableau flatteur et inutile pour décider de reconduire la campagne.
L'espace est développé et fonctionnel : le commerçant s'y connecte, règle ses jeux, ses récompenses et ses liens d'action, et suit sa campagne sans passer par l'agence. Il pilote la même plateforme que celle que le client ouvre à table — c'est l'envers de la webapp de jeu, pas un second produit. Il n'est déployé chez aucun commerce en Polynésie française à ce jour.
Aucune aide publique n'a financé cet espace de pilotage : le projet a été conduit en France, hors du champ des guichets polynésiens. La question utile ici est donc l'autre — ce qui couvrirait le même outil pour un commerce d'ici. C'est le volet « Transformation digitale » du DAD, celui qui vise l'intégration d'outils numériques dans les processus internes d'une entreprise déjà installée (au moins 3 années d'existence) : 50 % des dépenses éligibles, jusqu'à 4 000 000 XPF d'aide. En dessous de 8 000 000 XPF de dépense, le taux s'applique intégralement ; au-delà, chaque franc supplémentaire reste à la charge de l'entreprise. Le DAD est aujourd'hui fermé — campagne 2026 clôturée — campagne 2027 attendue en début d'année — un dossier ne pourrait être déposé qu'à la prochaine campagne.
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